mardi 5 octobre 2010

le nouvel Ata Jata

Voici donc le voilier sur lequel on bricole sans relâche depuis fin juillet.


C'est un dériveur intégral de 12m90 bi-safran en acier construit par l'ancien propriétaire chaudronnier de métier sur les plans de S Benusiglio il y a une quinzaine d'années.Le type:Anar 42 (ça ne s'invente pas!).Ne cherchez pas c'est un modèle unique qui n'a qu'un seul petit frère, un Anar 39.
A l'intérieur deux cabines arrières sous le cocpit,une table à carte,une longue cuisine en coursive faisant face au carré,un tatami central (couchette vraiment double),une banquette de quart,puis vers l'avant la salle de bain/toilettes et enfin une cabine dans le pic avant.De nombreux rangements partout.Pour nous c'est un grand changement.
Depuis plus de 6 ans il dormait à sec.C'est une grosse baille et à réveiller ça prend du temps: remplacement du moteur par un tout neuf (Beta Marine 50cv). Changement de quelques toles qui avaient un peu rouillées (dans la baille de mouillage,dans un coffre de la jupe et du compartiment à gaz),nouveaux hublots.La dessus quelques 30 litres de peinture et antidérapant plus toutes les modifications pour le mettre à notre goût.Bref un refit complet.






samedi 4 septembre 2010

Recherche voilier désespérement

Le 20 juin, jour fatidique de la vente d'Atajata (après avoir fait mariner l'acheteur quasiment trois mois); Miss Ka a traversé toute la France en Jumpy pour venir nous récupérer tout désœuvrés, avec tout notre bordel, un bon 400 kilos de trucs divers et variés. Incroyable ce qu’on amasse même dans 9m30 !
Sur la route du retour vers la Bretagne, nous sommes passés par Sète pour revisiter et faire une offre pour un voilier qui nous plaisait beaucoup. Offre qui sera acceptée 3 semaines plus tard alors que nous squattions chez Yvain et Pauline. Encore une petite semaine chez Miss Ka et nous voilà en route vers le sud en 508 (qui n’avait pas roulé depuis 2 ans !) pour prendre possession de notre nouveau chez nous et surtout entamer les travaux.

Mais revenons d’abord sur les épisodes précédents de cette longue quête du bateau idéal, qui au passage n’existe pas, sauf pour ceux qui gagnent au loto et qui peuvent se faire construire un Boréal 50 tout neuf !
Nous avons mis Ata Jata en vente en décembre 2009 et avons aussitôt activement cherché son remplaçant (pensant qu'on aurait plein de temps avant la vente. Mais non!). L’idéal aurait été d’acheter un nouveau bateau, de le ramener en Corse avant la fin de notre hivernage, de transférer toutes nos affaires et de remettre Ata Jata ensuite à son nouveau proprio. Bon, ça c’était l’idéal.
Nous cherchions en gros: un 12m, en acier, en bon état, avec du volume et de la hauteur sous barrot. Pendant que je continue à courrir les conférences de l'ONU, Ludo passe sa vie sur internet à parcourir toutes les annonces au point de connaître parfaitement l’état du marché de l’occase en France et alentours.
Nous partons en Espagne visiter un Caroff Sterven MKII, prix intéressant, bien entretenu et équipé mais c’est pas le coup de foudre; dans le port d’à côté, on tombe sur un Rêve des Tropiques en alu, mal entretenu, intérieur sympa mais avec un gros problème d’électrolyse dans la quille. Le gars était prêt à baisser à fond son prix, mais nous pas à refaire une quille; Ludo avait trouvé le même à vendre en Italie avec le même problème. Il nous faudra quand même un deuxième voyage en Espagne pour nous convaincre que ce bateau est trop pourri.

Nous écumons toujours les annonces, les sites web en français, en anglais. Il y a plusieurs bateaux intéressants aux Antilles mais ça fait loin et c’est compliqué. A Port Saint Louis (2 visites là encore), un broker nous présente un Esquina 38, en bon état, plan de pont sympa, intérieur spécial mais bon, super équipé, le prix nous semble un chouia trop haut du coup on négocie, jusqu’à ce qu’un autre gars l’achète à notre barbe, salaud de broker qui ne nous a pas tenu au courant !

Qu’à cela ne tienne nous connaissons maintenant ce modèle Esquina qui nous plait. Il y en a 3 à vendre en France, celui de Port St Louis nous est passé sous le nez; il en reste un à Toulon et un à Tancarville. C’est parti, ferry pour Toulon. A la vue du descriptif, celui-là c’est le bon ! Grosse déception : rouille perforante un peu partout, pas de voiles et j’en passe… encore un gars qui n’a pas vu vieillir son bateau et en demande trop cher. Là on est dégouté, on s’apprête à rentrer bredouille en Corse, mais non ! A deux heures de remonter dans le ferry, on loue une caisse à Toulon et c’est parti pour 3000 bornes avec Tancarville en point de mire. J’oubliais de préciser que le voilier de Tancarville appartient à un personnage, bon Normand du cru, pas foutu de nous envoyer des photos potables… Rythme infernal : route, sandwichs, visites de bateau, nuit dans la bagnole : La Ciotat, La Seyne sur Mer, Port St Louis (encore !), Grau du Roi (coucou au bateau de Yann et Pauline), Port Camargue, Cap d’Agde, La Rochelle, Marant, Rochefort, La Roche Bernard, Caen etc… choux blanc et pour finir l’apothéose : Tancarville, où nous attend un Esquina, certes, mais troué comme une passoire et moche.

Bref c’est la déprime, retour archi-bredouille. Pourtant, sur notre « longue route », nous étions passés par Sète. On avait flashé sur un bateau à sec, posé là. On s’était dit «ah ouais, celui-là ça serait bien, c’est ce qu’il nous faut, il a de la gueule, il est énorme. Mais bon il n’est peut être même pas à vendre ou hors de prix ». On note le numéro du chantier, on appellera à tout hasard. On perd le numéro immédiatement of course, mais grâce au flicage photographique de google map nous avons pu retrouver l’endroit et le bateau, venir le visiter et entamer les négociations…

Tout ca pour dire que trouver son bateau n’est pas facile, c’est un parcours jalonné de désillusions, mais aussi de rencontres avec des gens sympas et touchants à qui on aimerait bien acheter leur bateau sauf qu’on l’aime pas ; et de gens détestables qui forcément on le bateau dont on rêve et ça fait chier de leur lâcher toutes nos économies. Mais bon c’est fait ! Maintenant on est dans les travaux qui devaient consister en un rafraichissement mais s’apparentent plutôt à une résurrection.

vendredi 18 juin 2010

Bye bye Ata Jata





















Ca fait longtemps que je n'ai pas publié sur le blog, pas de l'hiver en fait.

Hiver pépère à Porto Vecchio et pluvieux aussi. Les beaux jours sont de retour depuis quelques semaines mais avec un goût un peu amer. Et oui, cette année l'été ne rimera pas pour nous avec mouillages tranquilles, baignades, potes à bord, bronzette et grande bleue...

Lundi Ata Jata partira rejoindre son nouveau propriétaire et pour ne rien vous cacher, ça me flanque un sérieux cafard.

Bien sûr plus d'une fois, j'ai pesté contre cette boîte de conserve: trop rustique, trop petite, trop lente; pas assez ceci, pas assez cela... mais ça va quand même être vachement dur de s'en séparer.

C'était notre premier bateau, notre chez nous, notre cabane flottante de laquelle on pouvait toujours voir l'horizon. Ata Jata ne nous a jamais fait défaut, c'est un bon bateau et c'était un bon choix. Je me souviens quand on l'a acheté, moi j'y connaissais rien. On a dû se décider très vite, moi je n'étais pas sûre mais rien qu'à voir la tête de Ludo quand il le regardait, c'était celui-là! Si c'était à refaire, je le referai sans hésiter. J'espère qu'il sera autant chouchouté qu'il l'a été et qu'il fera encore bien des milles car il est fait pour ça.

Bien sûr si on te vend c'est pour acheter un autre rafiot plus grand pour avoir plus de confort, plus d'autonomie et voyager plus loin, mais il n'empêche que maintenant qu'on y est, ça me fait chier.

Ah et puis c'est peut être le moment de vous le dire : "Ata Jata" c'est de l'hindi et ça veut dire "vient, part" (come and go).

Bon vent mon bateau.

mercredi 21 octobre 2009

Breizh connection

Au printemps on avait essayé de se capter avec Yvain et Pauline quand nous ecumions toutes les calas des Baléares mais c'était trop tard pour des billets d'avions pas chers. Comme ils avaient un besoin urgent d'UV, ils avaient finalement cédé aux sirènes du tourisme all inclusive. Cette fois-ci ça se goupille bien. A leur arrivée en Corse avant de s'attaquer à la deuxième moitié du GR qu'ils avaient commencé il y a deux ans, Yvain et Pauline sont passés voir Ludo à Porto Vec (ça faisait plus d'un an!) et se sont retrouver à nouveau une grosse semaine plus tard pour quelques jours relax à altitude O. Pas de bol, je les rate de peu et avec eux les derniers beaux jours. Pour moi, l'été indien a plutôt des airs de mousson poisseuse à Bangkok, où l'ONU rassemble à nouveau pour deux semaines tous les états afin de préparer l'accord de Copenhague sur le climat qui devrait se conclure en décembre. Autant vous dire que mon optimisme légendaire s'effrite méchamment, vu l'avancée ridicule de la négociation.
Départ sur Ata Jata de Porto Vec direction la baie de Porto Novo pour la première nuit et les premières baignades.
Ensuite cap sur l'île Lavezzi via le passage de Piantarella que Ludo emprunte maintenant les yeux fermés. Et justement un autre voilier qui passe plutôt près des ecueils se plante sur des caillasses...du coup Ata Jata reste sur zone à faire des ronds dans l'eau au cas où, surtout que le skipper du bateau "naufragé" n'a pas l'air d'avoir la bonne réaction.
Finallement Ludo prévient la vedette de douane qui arrive derrière et qui mettra un zod à l'eau pour aller donner un coup de main; faut bien qu'ils servent à quelque chose des fois.
Ballades et baignades (parfois très matinale pour Yvain) à Lavezzi avant une escale à Bonif' et à Fazziolo. Sur le retour, Yvain s'essaye au kite à Piana puis Rondinara. Une dernière nuit à Saint Cyprien et les voilà reparti en Breizh. Ca a été court mais j'ai cru comprendre qu'on devrait les revoir dans pas si longtemps...

lundi 14 septembre 2009

Orages et trombe marine !

Ca faisait plusieurs jours que le temps était nuageux et menacant, venteux de Nord Est juste ce qu'il faut pour rendre le mouillage rouleur à Piantarella où Ludo a pu faire du kite deux jours de suite. Ce 13 septembre, nous avions décidé de remonter à Porto Vec dans l'après-m quand le vent devait tourner Ouest. Mais à 9h du mat, un orage se point par l'Ouest ce qui ne va pas le faire si le vent se lève car on est mouillé juste devant le banc de sable. Nous décollons donc sitôt le petit déj avalé dans de la quasi pétole tournoyante. A peine le passage de Piantarella derrière nous, nous sommes presque sous l'orage, le ciel est noir, ca pète autour de nous au point qu'à un moment on met le régul' pour ne pas à avoir à barrer à l'extérieur. Arrivé un peu après la pointe de Capicciolo (entrée Sud de Santa Manza), on remarque qu'une trombe s'est formée derrière nous !


La vache! Elle est super longue, tortueuse et fine. Son point de départ dans le nuage, en forme d'entonnoir est pas loin derrière mais c'est sa base qui nous inquiète. Elle tourne sur elle-même et semble venir vers nous !! On remballe les voiles en urgence et moteur à fond (tout est relatif) on se barre vers le large ! Au bout de 10min environ elle touche la terre et se résorbe...ouf! On restera sur la frange de l'orage jusqu'à Porto Vec. Stephane et Muriel sur Iman, fraîchement repeint en blanc, orange et turquoise, nous rattrapent peu avant l'arrivée. Eux étaient aux Lavezzis et ont vu la trombe de loin; ils se sont fait bien saucer par un méchant grain.
D'après ce qu'on a pu lire sur le net, l'automne et le printemps sont les saisons des trombes marines quand il commence à y avoir un écart de température important entre l'air et l'eau. Un peu de météorologie: Une trombe marine est une colonne en rotation d'air mélangé avec de l'eau. Elle se forme au-dessus de l'eau. Moins intense qu'une tornade, elle se dissipe une fois sur la terre. Les trombes se forment quand de l'air frais se déplace au-dessus d'eaux relativement plus chaudes. La vitesse des vents associés avoisine les 100km/h. Une autre trombe a causé quelques dégats le lendemain à Ajaccio.

Ata Jata - Love Boat

Nous avons eu pour la première fois la visite de jeunes mariés à bord ! Karine et Gab étaient en Corse histoire de prendre des vacances après the mariage, prétexte à une grosse teuf avec tous les potes. On s'est d'abord retrouvé à Bonif mais pas de bol, ce jour là, il y avait vraiment trop de vent, du coup pas de sortie en mer, on a juste crapahuté dans la vieille ville. Ca ne sera que partie remise, le 10 septembre, la météo est plus clémente, on se rejoint à Piantarella et on part passer la journée sur l'île Lavezzi.
L'eau est un peu fraîche à cause du vent des derniers jours mais Ludo, Gab et Karine vont quand même piquer une tête. Ensuite balade sur l'île, une fois les touristes partis, avec concours d'imagination sur la forme des cailloux. Nous avons identifié jusqu'à présent toute une ménagerie : un pingouin, un ours polaire, un dodo, deux éléphants, une tête d'indien, un phalus géant et pis moi je suis désolée, je vois vraiment un rhinocéros, pas un cochon!

dimanche 6 septembre 2009

Ata Jata "Cruising"

August has been friends' month. We have been very happy to host successively Cédric, Vanessa & Théo and Karine. It takes a little bit of organization but it’s very pleasant to have friends with us to share the beautiful spots we already knew in Corsica.
Cédric spend about 10 days on board from August 9 till 18. Unfortunately I was away, working in Bonn, Germany at the UN Climate talks. Cedric came on the ferry from Marseille, he likes sailing and usually rent a boat during the summer but this year he had to change his plans. It was his first time sailing in the Med. The two brothers went straight to Lavezzi island with very light wind and then went up the West coast : Figari, Rocapina, Scoglio Blanco, Campomoro, Cala Longa and Bonifacio. Then they crossed the Straits for a quick visit in Sardinia, in Liscia, Porto Pollo and Isola Budelli. The last leg of the trip, brought them back to Piana, Lavezzi, Rondinara and San Cyprien. Cédric is now back to work in Toulouse, good luck!
I came back on August 18 just missing Cédric for a couple of hours. Vanessa and her 10 year old son Théo arrived two days later. It was their first time on a sail boat and the first hours, although the sea was relatively calm, upset Theo’s stomach. We made small steps down south along the coast : we anchored in the Cerbicale islands for a first dive and then spent some time in Rondinara, then Lavezzi, our favorite spot in Cala della Chiesa that we had to leave because of a strong West wind. We sheltered in Piana for 24hours and came back in Lavezzi.
Theo and Vanessa particularly enjoyed snorkeling among the fishes in this turquoise pool. Breakfast was hardly finished they already jumped into the water! We didn’t go to Bonifacio as they both rather stay in quiet natural place rather than being drown in the tourist crowd. On the way back to Porto Vecchio we called at very peacefull Porto Novo. The two of them are now back in Lille, good luck for this new school year Théo !
On the same day (August 25) Vanessa and Théo embark on the ferry that brings them back to mainland, Karine, also known as “Miss Ka”, arrived from rainy Brittany. For her too, the first hours at sea require some adjustments for her stomach. Nevertheless on the first day we sail with a fair East wind down to Porto Novo where we spent the night well sheltered from the swell but not from the thunderstorms. Seems like Miss Ka brought some rain in her luggage! But the weather is getting better and better. In Rondinara we spent long hours in the water, swimming and lazzying on the inflatable mattress. Then we went to Piantarella where the wind was quite strong (it’s a lagoon and a windsurf spot!), we went walking along the cliffs of Cape Spérone and enjoyed a good dinner at the beach pizzeria. Then we went to Lavezzi: for someone coming from Brittany it is amazing to see such a similar granite landscape but with sea water at 25°C ! Miss Ka came to Corsica years ago and since then always dreamed to see Bonifacio from the sea. That’s a dream easy to come true. On August 31, we enter the majestic fjord and anchored in La Catena. We spent the day being typical tourists: shopping, eating ice creams and writing postcards. After Bonif, we spent the last night with Karine in the nearby Paragnano bay before bringing her to Figari where she caught a taxi for the airport. She is now back up there, in rainy and stormy Brittany, good luck with your projects!
It feels a little strange to be only the two of us again. Since Miss Ka left, we’ve been stuck in Bonifaccio for few days as I had work to do and the weather was getting gusty. We still have no plan for the coming months as many things can happen…

Ata Jata Croisières - Miss Ka

25 août- A peine Théo et Vané embarqués pour le continent, Miss Ka débarque de sa Bretagne ! Pour cette première soirée tranquille à Porto Vec, petit resto dans la ville haute, Karine a la grosse frite et nous amène des nouvelles des potes. Le lendemain, après quelques courses, départ vers le Sud. Le temps est un peu couvert et orageux, on aura même quelques gouttes ; à croire que Karine en avait ramenées dans ses bagages. Le vent est Est-Nord-Est avec une petite houle de côté fort désagréable. Après une tentative à Santa Guilia trop agitée, nous optons pour le mouillage plus peinard et abrité de Porto Novo, où nous essuyons un orage. Un cata dérape à la faveur d’une saute de vent presque jusqu’à la plage mais c’est un cata, donc il suffit à ses occupants de sauter à l’eau et de le pousser en ayant de l’eau à peine à la taille ! Le lendemain le temps est encore couvert, ce qui n’est pas plus mal pour éviter à Miss Ka de brûler dés les premiers jours. Elle se tartine néanmoins d’indice 50, deux précautions valent mieux qu’une quand on a Cassiopée en grains de beauté sur le bide et le reste de la voie lactée dans le dos ! Notre parcours est désormais bien rodé, escale suivante : Rondinara. L’eau est trop bonne, du coup le matelas gonflable est de sortie.
Puis, vient Piana et son lagon où nous nous prenons un petit coup de vent d’Ouest. S’il a resoudé son harnais Ludo a toujours trop mal aux doigts pour sortir son kite, dommage. Balades le long de la côte de Spérone et de l’île Piana, soirée sympa à la paillotte pizzeria de Piantarella chez les windsurfers. Dés que le vent retombe un peu nous partons pour Lavezzi, Cala della Chiesa bien sûr !
Il y a toujours autant de poissons qui grouillent autour du bateau et des rochers. On avait prévenu Miss Ka qu’il y a là-bas une espèce d’oiseaux, les Pufins Cendrés, qui ont un cri inimitable, entre le miaulement du matou en rut, les pleurs de bébé affamé et le youki en plastique du chien qu’on écrase. Avec Vané et Théo on les avait à peine entendus mais cette fois ce sera un véritable concert entre 1 et 3h du mat’... Le 31 août le vent est nickel pour aller à Bonif et ainsi offrir à Miss Ka, depuis la mer, le panorama de la citadelle qu'elle avait envie de voir depuis longtemps. Mouillage à la Catena puis shopping, glace, squat de terrasse, resto, dur quoi ! Ca sent quand même déjà la fin de saison à voir le port presque vide et le grand sourire des locaux enfin débarrassés des « toutou(riste)s » ! Miss Ka repart de Figari dans 2 jours il est temps de s’en rapprocher. Une ultime escale à Paragnano, une baie à 2M à l’Est de Bonif’ histoire de profiter encore un peu de l’eau bleue et chaude, puis le lendemain nous ralierons la baie de Figari en grande partie au moteur. Alors que Karine s’envole, nous battons en retraite vers Bonif’ car un vilain coup de vent d’ouest est annoncé. A bientôt à Pontrieux ou ailleurs !

lundi 31 août 2009

Ata Jata croisières - Vanessa et Théo

Le soir du 18 août je rentre de Bonn, claquée et avec une bonne crève, merci la Clim des salles de conférence ! Nous cueillons Théo et Vané à leur descente du ferry deux jours plus tard. Un petit déj vite avalé, quelques courses de frais et c’est reparti ! Théo prend la barre dés l’ancre levée. La première nav est un peu beurk alors on fait une petite halte baignade à Piana aux îles Cerbicales. Théo est le premier à l’eau et Vané inaugure ses palmes. L’eau est super claire et il y a plein de poissons différents et ça fait du bien car le soleil cogne dur. Le vent est faible mais nous nous trainons tout de même jusqu’à Rondinara.
Et là le rythme infernal des vacances en bateau va commencer : dormir, manger, plouf, dormir, manger, plouf, parfois un ghost rider ou un Simpson passent par là. On a pas le temps de finir notre café du matin que Vané est déjà en train de barboter.
Le 21 août, direction notre mouillage fétiche des Lavezzi, Cala della Chiesa, histoire d’aller faire un tour en Bretagne ;-) Dans cette petite anse super protégée on est peinard et on peut se balader en fin de journée quand les promène-couillons ont rembarqué leur chargement. Théo nous fait une petite démonstration de kung-fu en équilibre sur les rochers, watata !!
Allez un petit tour au lagon de Piana tout proche, balade le long de la côte, kite surf pour Ludo qui nous fait une variante et se tord deux doigts en cassant la boucle inox de son harnais. Bon et pis comme Lavezzi c’est trop bien, on y retourne, histoire d’aller retrouver nos potes les poissons (interro après chaque baignade, attention !) qui à chaque visite nous font un nettoyage de la coque. Vané va bientôt avoir les pieds palmés.
Le mot de Théo : « Ce voyage était grandiose ! Lors de notre escale aux Lavezzi, nous avons vu plus de 9 espèces différentes de poissons, comme le Diplodus annularis, le Sarpa salpa, Oblada melanura et enfin le Bothus podas. Nous avons fait quelques escales dans différents ports et fini par une baignade en pleine mer ».
Mais le temps passe trop vite, il faut déjà se mettre sur le chemin du retour. Nous cherchons un endroit bien abrité pour la nuit où nous n’avons pas encore fait escale, ce sera Porto Novo la double baie avant celle de Santa Giulia . On dirait un lac suisse, tout plat et entouré de collines boisées. Le lendemain, cap sur Porto Vec car le ferry part en fin de journée. Un dernier plouf près du banc de Benedettu, juste de quoi se rafraichir avant d’embarquer… à la prochaine !